L’électrophorèse des protéines sériques est une méthode de séparation des protéines du sérum en fonction de leur charge. Elle est principalement effectuée sur gel d’agarose (méthode semi-automatisée) ou par électrophorèse capillaire (méthode automatisée). Dans tous les cas, les résultats peuvent être représentés sous forme d’un graphique, soit l’électrophorégramme (voir la figure). L’électrophorégramme comprend habituellement 6 zones, soit (de gauche à droite): Albumine, alpha-1 globulines, alpha-2 globulines, bêta-1 globulines, bêta-2 globulines et gammaglobulines.

Dysprotéinémie monoclonale:
L’électrophorèse des protéines sériques est utilisée pour dépister et faire le suivi des dysprotéinémies monoclonales (pour plus d’information sur l’usage judicieux de l’électrophorèse des protéines, se référer aux recommandations de l’INESSS (lien vers recommandations).
Une dysprotéinémie monoclonale est caractérisée par l’augmentation anormale d’un seul type d’immunoglobuline ayant des propriétés de migration électrophorétiques identiques et qui apparaît à l’électrophorégramme comme un pic étroit et homogène. Les dysprotéinémies monoclonales peuvent migrer dans différentes zones, mais on les retrouve principalement dans les zones gammaglobulines, bêta-2 et bêta-1 globulines.
Les dysprotéinémies monoclonales peuvent engendrer différents types de modifications à l’électrophorégramme :
Certaines interférences (voir tableaux plus bas) peuvent avoir l’apparence d’une dysprotéinémie monoclonale sur l’électrophorégramme. Ainsi, lorsqu’une dysprotéinémie monoclonale est suspectée à l’électrophorèse, un immunotypage (immunofixation ou immunosoustraction) sera effectué pour confirmer qu’il s’agit réellement d’une dysprotéinémie monoclonale et pour la caractériser (identifier le type de chaîne lourde et le type de chaîne légère), le cas échéant.
Les dysprotéinémies monoclonales à chaînes légères libres sont habituellement présentes en trop faible concentration pour être visibles à l’électrophorèse. Elles sont principalement mises en évidence par le dosage quantitatif des chaînes légères libres dans le sérum ou l’immunofixation.
DESCRIPTION DES ZONES À L'ÉLECTROPHORÉGRAMME
Zone 1 : Albumine
| Protéine principale |
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| Principale cause d'augmentation |
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| Principale cause de diminution |
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Zone 2 : Alpha-1 globulines (α1)
| Protéine principale |
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| Principale cause d'augmentation |
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| Principale cause de diminution |
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| Particularité |
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Zone 3 : Alpha-2 globulines (α2)
| Protéine principale |
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| Principale cause d'augmentation |
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| Principale cause de diminution |
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| Particularité |
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| Interférence |
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Zone 4 : Bêta-1 globulines (β1)
| Protéine principale |
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| Principale cause d'augmentation |
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| Principale cause de diminution |
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| Interférence |
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Zone 5 : Bêta-2 globulines (β2)
| Protéine principale |
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| Principale cause d'augmentation |
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| Principale cause de diminution |
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| Interférence |
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Zone 6 : Gammaglobulines (γ)
| Protéine principale |
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| Principale cause d'augmentation |
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| Principale cause de diminution |
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| Interférence |
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Référence :